Saint-Pair-sur-Mer. Pascal Fauvel, maçon et inventeur ingénieux

Publié le : 15/03/2022 16:00:40
Catégories : INFOS MACC

Saint-Pair-sur-Mer. Pascal Fauvel, maçon et inventeur ingénieux

Saint-Pair-sur-Mer. Pascal Fauvel, maçon et inventeur ingénieux

Pascal Fauvel, salarié de l’entreprise de maçonnerie Lebreton, basée à Saint-Pair-sur-Mer dans la Manche, a mis au point un outil qui facilite la réalisation de seuils de portes ou portes-fenêtres. Le brevet déposé, la commercialisation a débuté en janvier 2021.

Cette règle, il fallait y penser ! Et Pascal Fauvel l’a inventée. « J’ai eu cette idée après une erreur commise sur un chantier, avec une mauvaise taille du rejingot (partie relevée en courbe d’un appui de fenêtre, empêchant les infiltrations d’eau) », raconte ce salarié de l’entreprise de maçonnerie Lebreton basée à Saint-Pair-sur-Mer dans la Manche. C’est une étape incontournable dans la finalisation d’un seuil. « Les gens franchissent un seuil sans savoir comment c’est fait », souligne Chantal Lebreton, à la barre l’entreprise familiale éponyme.

Quinze ans à perfectionner son prototype

Pascal Fauvel est arrivé dans l’entreprise Lebreton en 1989. « J’étais en préapprentissage et j’alternais entre l’entreprise et le centre de formation des apprentis Paul-Bocage, à Coutances », précise Pascal Fauvel. En 1992, il est nommé meilleur apprenti de la Manche. Depuis, sa carrière a évolué. Aujourd’hui, il est chef d’équipe

« Quel maçon n’a jamais été embêté pour réaliser une rejingot ! » assure Pascal Fauvel. C’est pourquoi le maçon s’est lancé dans un prototype de règle de seuil. « J’y ai consacré quelques heures, quand ça me prenait. J’avais l’idée en tête. J’ai assemblé des tubes de ferraille et quelques soudures plus tard, j’ai achevé ma règle de seuil, réglable en fonction de la dimension du seuil. »

Ainsi, pendant quinze ans, Pascal Fauvel a travaillé son prototype, qu’il conservait précieusement dans son camion de chantier. « Un jour, on s’est dit qu’il fallait protéger cette invention en déposant un brevet », précise Chantal Lebreton, qui a reçu une aide précieuse de son fils Mathieu Franks pour déposer un brevet à l’institut national de propriété industrielle (INPI). « Nous avons alors proposé ce prototype à une vingtaine de maçons de la région et on a eu de bons retours. »

Une commercialisation dès janvier 2021

L’inventeur et sa patronne ont alors décidé de franchir le cap en participant à deux salons afin de vendre cette règle à seuil à plus grande échelle.

L’entreprise Lebreton, tout en restant propriétaire du brevet, a trouvé l’entreprise Macc de Châtellerault, dans la Vienne, pour le commercialiser sous le nom Top seuil, tout en aluminium, depuis janvier dernier. « L’objectif est d’en vendre 400 au niveau national pour le lancement. »

Article OUEST FRANCE 2020


TOP SEUIL

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